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Flaubert qui écrirait dans Hara-Kiri

By | Tapage 49
Imaginez Gustave Flaubert, l’auteur de Madame Bovary, qui écrirait un feuilleton dans Hara-Kiri et vous avez Michel Chevron.

Dans son dernier roman « Mother feeling » paru chez Serge Safran (illustration ci-dessus), Michel Chevron aborde le mal et la sauvagerie à travers la commercialisation du corps sans aucune limite. Une partie très sombre du roman se déroule à Noisiel, dans l’ancienne chocolaterie Menier que les lecteurs de Seine-et-Marne ne pourront plus fréquenter sans une légère angoisse.
Avec des phrases très travaillées, un style à la fois efficace et poétique qui tient le lecteur en haleine, les textes de Michel Chevron ne sont pas seulement des polars bien menés : l’inspiration, directement connectée aux informations du monde, horreur comprise, renvoie au lecteur un avenir « possible » effrayant et révoltant. L’humour, la provocation et les personnages complexes, très réalistes et loin du manichéisme induisent chez le lecteur une réflexion politique au sens noble, sur le pouvoir et la violence.
Pendant son enfance, Michel Chevron a lu tout ce qu’il trouvait à lire notamment les « série noire ». C’est un humaniste, amoureux de la nature et de la beauté. Il redoute le mal et la violence qu’il met en scène dans ses romans ; le prochain traitera de Daesh, mais le suivant, assure-t-il parlera d’amour…
À lire sans modération !
« Mother Feeling » édition Serge Safran, 2018
« Fille de sang » édition Librio, 1999
« Le Poulpe, j’irai faire Kafka sur vos tombes » édition Baleine, 1996
« La femme en noir » le furet enquête, roman jeunesse, 2000
Vous pourrez approcher le charme, la fraternité et la drôlerie de Michel Chevron en visionnant ces vidéos :

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Le mouvement des gilets jaunes est à la fois conforme au modèle classique des mouvements sociaux et singulier dans ses modalités. Il obéit en effet aux lois du genre par son caractère spontané et incontrôlable, par son haut degré de radicalité en réponse à la violence sociale (p 7 à 10) et par  sa puissance, celle du peuple. Mais il a aussi sa singularité : les lieux investis comme les ronds-points en province ou les Champs-Elysées à Paris (p 6), et son mode de communication privilégié que sont les réseaux sociaux. Il faut d’ores et déjà lui accorder un mérite : il s’est emparé à sa façon d’une question centrale, celle de la démocratie (p 11) et a libéré une parole qui s’exprime dans des témoignages forts de GJ du pays de Meaux (p 2 à 5). Espérons qu’ils seront entendus par nos gouvernants et que s’arrête cette lente agonie de nos services publics et les drames qu’elle engendre aussi bien à Marseille (p14 et 15) que dans la capitale (p 16).

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