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Grèce : dette et austérité

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Les prêts de l’Union Européenne accordés à la Grèce servent à rembourser les créancier et non au développement social et économique. La dette grecque est insoutenable depuis très longtemps. Elle atteint 180 % du PIB, soit deux fois la production annuelle de richesse nationale.

L’Eurogroupe soumet le peuple grec à une austérité inhumaine pour réaliser un excédent budgétaire (avant paiement de la dette et des frais financiers) de 1,5 % en 2016, les responsables politiques européens ont conditionné leur aide, pourtant prévue, de juillet prochain à un surplus budgétaire primaire de 3,5 % à partir de 2018 et ce pendant au moins vingt ans ! Read More

M.Tsipras devant l’ONU : qu’a-t-il représenté ?

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par Dimitris Kazakis, économiste, secrétaire général de l’Epam (voir ci-dessous). (Traduit par Christina Komi de l’Epam)

« Alors que l’’île de Crète se révolte contre la décision du gouvernement de satisfaire l’exigence de l’Allemagne d’y transférer plus de 3.000 « réfugiés » expulsés d’Allemagne, M. Tsipras, devant l’ONU, a dépassé toute limite à propos de la question des réfugiés et des immigrés. Dans aucun de ses trois discours il n’a mentionné le besoin de d’application de la Convention Internationale de Genève ni des protocoles concomitants pour les réfugiés, bien que la Grèce les ait ratifiés. Pourquoi ? Parce que, tout simplement, ils ne sont respectés ni par la Grèce ni par l’Union Européenne –surtout dans ses relations avec la Turquie.

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La question globale des migrations

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Depuis le drame Syrien, nous sommes submergés par les discours sur l’accueil des réfugiés. Cette question alimente les fantasmes irrationnels et se prête aux solutions simplistes. Essayons ici de dépasser le simple registre de l’émotion et de regarder le problème migratoire dans une perspective historique et globale.

La poussée migratoire récente n’est pas un phénomène nouveau sur la planète. Au regard de l’histoire générale des peuples, les déplacements humains les plus massifs ont eu lieu durant les siècles précédents et datent de la période qui a déplacé la main-d’œuvre entre les régions coloniales. Il faut aussi garder à l’esprit que les migrations internes – des zones rurales vers les villes – sont bien plus importantes en nombre  que les migrations internationales. Cette tendance va d’ailleurs s’accentuer : dans les pays en développement l’accroissement annuel de la population urbaine est de 26 millions de personnes alors que les migrants internationaux venant de ces mêmes pays ne sont que 3,7 millions par an. Les mouvements internationaux ne forment donc que la partie émergée de l’iceberg migratoire marquée par une urbanisation accélérée des pays en développement. Read More

Casino mondial : La BCE joue son «Juncker»

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Emmanuel Le Chypre précise sa pensée, sur BFM business…

Emmanuel Le Chypre précise sa pensée, sur BFM business…

Les lignes bougent en Europe.  Alors que les économistes découvrent avec stupeur les dégâts de la rigueur et que la Banque Centrale Européenne relâche soudainement les cordons de la bourse, la Grèce installe  au pouvoir une alternative politique bien décidée à ne plus courber l’échine. L’Espagne avance à grand pas et le Portugal frémit déjà….

La faute aux «PIGS»
Depuis 2009, la lecture de la situation économico-politique en Europe semblait limpide : les pays du Sud de l’Europe laissaient filer leurs déficits publics, assurés qu’ils trouveraient toujours de quoi se financer auprès de leurs partenaires de la zone euro. En d’autres termes, ils se la coulaient douce et vivaient aux crochets des pays besogneux.  C’était à cause d’eux si l’Europe ne parvenait pas à être compétitive et donc à s’imposer sur la scène économique mondiale. Il était donc normal ET moral de leur imposer une cure d’austérité et des réformes structurelles en contrepartie des prêts colossaux (mais rémunérateurs…) accordés. L’État et son impuissance à prélever l’impôt (là où il était…) allié à sa fâcheuse tendance à proposer trop de service à sa population était bien la cause de tous les maux. Le même discours nous était resservi au sujet du Portugal puis de l’Espagne… même en France, la chasse aux sorcières fonctionnaires reprenait de plus belle. Tous ces PIGS (Portugal, Irlande, Grèce, Spain) incapables de gérer correctement la boutique, obligés d’emprunter sans cesse pour renflouer les caisses de l’État étaient responsables de l’enfoncement de l’ancien continent. Read More

Le gouvernement privatise Arianespace

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La privatisation d’Arianespace conclut un processus mené au pas de course par les Européens pour contrer l’offensive de l’américain SpaceX.

Changement d’orbite pour Arianespace. La prise de contrôle du leader mondial des lanceurs de satellites par Airbus Safran Launchers (ASL) a été confirmée mercredi 10 juin lors d’une réunion interministérielle.

Recomposition de l’industrie spatiale
Ce passage du public au privé conclut un processus mené par les Européens pour contrer l’offensive de l’américain SpaceX. Tout a commencé en décembre 2013, quand la fusée américaine Falcon est parvenue à mettre en orbite un satellite de télécommunications. Non seulement Elon Musk, le fondateur de SpaceX, avait réussi à ébranler le duopole européano-russe Ariane – Proton mais il cassait les prix en proposant des tarifs de lancements 30 % moins chers que ses concurrents. Plus question d’avancer la fiabilité des lancements d’Ariane pour défendre des tarifs élevés Désormais, les tirs doivent être peu chers et compétitifs.

Changement de paradigme
Ce changement de paradigme provoqua alors des turbulences dans le monde spatial européen et dans ce brouhaha général, Airbus et Safran ont créé la surprise au printemps 2014. Ensemble, ils proposent un projet de fusée Ariane 6 plus compétitif, capable de concurrencer les fusées de SpaceX. Ils accompagnent leurs demandes d’une réorganisation industrielle en profondeur, pour réduire les coûts. Ce changement de modèle économique entraîne des transferts de compétence ou de participation du public vers le privé. Très rapidement, en juin 2014 l’Elysée approuve le principe de cette réorganisation.

Premier lancement d’Ariane 6 en 2020
Depuis, Airbus et Safran ont commencé la fusion de leurs activités et harmonisé les statuts des 8 000 salariés concernés. Arianespace poursuivra le plan de compétitivité engagé pour compenser les baisses de prix nécessaires face à SpaceX mais cela n’empêchera pas des réorganisations notamment sur le site de Kourou. A l’automne, la nouvelle entité ASL sera opérationnelle avec pour objectif un premier lancement d’Ariane 6 en 2020. Pendant ce temps, SpaceX pousse son avantage avec son entrée sur le marché des lancements militaires américains jusqu’alors aux mains de Boeing et Lockheed.

Exiger ensemble le retrait de tous les plans destructeurs

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IdontlikeEUL’immense majorité de la population subit les conséquences de la politique du gouvernement Hollande-Valls qui poursuit en l’aggravant celle des gouvernements précédents de droite comme de « gauche ». Dix ans après le Non majoritaire au référendum sur la constitution européenne ce gouvernement perpétue la violation de la démocratie et applique dans tous les domaines les directives de la Troïka (Commission Européenne, Banque Centrale Européenne, Fond Monétaire International) qui ont fait leurs preuves dramatiques à l’encontre des peuples grec, espagnol et portugais au seul profit des patrons et de la finance internationale. Une question se pose : comment les arrêter ?

Y a-t-il d’autre voie que l’unité des travailleurs et de leurs organisations syndicales, salariés du public et du privé, chômeurs, retraités et jeunes sur des revendications et des mots d’ordre clairs. Mais cette unité ne peut se réaliser dans le cadre du « syndicalisme rassemblé » avec la CFDT qui soutient le plan d’austérité et toutes les contre-réformes : retraites, marché de l’emploi(ANI), pacte de responsabilité et loi Macron. Dernier avatar dont informent les Unions Départementales des Syndicats CGT, CGT-FO, FSU et Solidaires de Loire Atlantique : le 12 juin « Pierre Gattaz, président du MEDEF, sera présent à l’hôtel Hermitage à La Baule, au « sommet des dirigeants pour redresser la France ». Il y sera accompagné du secrétaire général de la CFDT, et d’un parterre de chefs d’entreprises, d’anciens ministres et autres chantres d’une société au service des marchés. Autant dire une petite fête entre amis (2500 euros le week-end par personne) où les avis contradictoires ne seront pas les bienvenus. » Read More

Politique industrielle en Europe : un système qui se délite

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Il y a dix ans le peuple français refusait le TCE. Mais l’oligarchie financière a méprisé cette expression populaire en poursuivant la mise en oeuvre institutionnelle et économique de sa logique néo-libérale. Le chômage de masse en est une conséquence particulièrement dramatique mais qui ne doit pas en cacher une autre encore plus difficilement réversible : l’inexorable processus de désindustrialisation de la France.

En politique, il faut distinguer deux plans : celui des règles du jeu définies par les institutions, les lois et celui du jeu proprement dit, soit la façon dont les peuples et leurs gouvernants se comportent dans le cadre de ces règles. Or, ces fameuses règles qui régissent les grands leviers de l’économie en Europe depuis plus de trente ans sont connues. Il s’agit du libre-échange généralisé, de la monnaie forte et de la financiarisation dérégulée de l’économie, principes qui ont été constitutionnalisés il y a dix ans dans le fameux TCE (Voir l’article de Jean Denis). Parmi les nombreuses conséquences sociales et économiques particulièrement délétères de ces principes, il y en a une que la plupart des médias passent sous silence ou qu’ils évoquent hypocritement en accusant le « cout salarial trop élevé » ou le poids insupportable des « charges sociales » : il s’agit du processus progressif et inexorable de destruction de l’activité industrielle dans notre pays. On pourrait se contenter de souligner que ce déclin s’est traduit par la perte sèche, en France, de plus d’un million d’emplois dans le secteur industriel depuis dix ans, mais il n’est pas inutile de regarder comment – et au bénéfice de qui – a été organisé ce naufrage. Read More

La construction européenne, rêves et désillusions

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UEL’Union Européenne souffre aujourd’hui des maux liés aux conditions même de sa création, de la nature de ses institutions ainsi que des dérives libérales et mondialistes depuis plus de 20 ans. Le rêve européen s’est brisé sur la technocratie, le libre échangisme et l’austérité.

Dans les années 1950-1957, la création des Communautés européennes répondait à un triple dessein. D’abord l’ambition d’un rassemblement des nations européennes et de l’élimination de l’opposition séculaire entre la France et l’Allemagne. C’étaient les rêves de réconciliation du Lorrain Robert Schuman, associé à deux autres hommes-frontières, le Rhénan Konrad Adenauer et l’Italien du Trentin Alcide de Gasperi. Ensuite la réalisation d’une fédération européenne à partir de la mise en commun des industries lourdes puis du développement en commun d’une industrie atomique civile ainsi que la mise en place d’un marché commun général, prélude à l’unité européenne comme le Zollverein, l’union douanière des États allemands, avait précédé l’unité allemande. Enfin le recours à une méthode originale et empirique dite « fonctionnaliste » par les conseillers de Robert Schuman, Jean Monnet et l’équipe du Commissariat au Plan, éloignée de la démarche fédéraliste classique

Du marché commun au libre-échange
La querelle du marché commun et du libre-échange s’est développée dès les années 1957-1958. Les États non membres du Marché Commun (CEE) souhaitaient établir avec ce dernier une vaste zone de libre-échange, demandant l’extension à l’ensemble de l’Europe des avantages que les États membres venaient de se consentir, notamment la suppression des barrières douanières. Un débat fondamental s’est donc ouvert entre deux conceptions. Du côté des six États fondateurs (France, Allemagne, Italie et les trois États du Bénélux), un volontarisme politique et une volonté de donner naissance à un marché commun et des politiques communes. Du côté britannique, scandinave et autres, une formule libre-échangiste, à finalité purement économique, excluant l’existence de barrières douanières aux frontières de la CEE. Read More